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  • Caroline Rondelle

QUE NOUS RACONTENT LES BANCS PUBLICS?

EN BREF


À la suite de la sortie de la revue Aide-mémoire – Politique des bancs publics, l’association « les territoires de la Mémoire » organisait un débat ouvert à tous. Des utilisateurs, des riverains, des urbanistes et de simples passants se sont réunis pour échanger sur l’usage fait des espaces publics. Au final, n’est-ce pas ceux qui le pratiquent chaque jour, les spécialistes de l’espace public ? La question posée est alors : les espaces publics, aujourd’hui, sont-ils démocratiques ? Parmi de nombreux points débattus, nous traiterons plus précisément ici de l’inclusivité.


CC BY-SA 2.0 Andrea


Aujourd’hui encore, on sait que des femmes ont du mal à sortir lorsque le soleil est couché. Beaucoup, trop, choisissent d’allonger leur parcours pour éviter certains endroits de la ville. Les politIques d’aménagement, ont-elles un rôle à jouer dans ce sentiment d’insécurité ?

L’inclusivité, c’est aussi adapter des sons ou des matériaux pour une personne malvoyante et des symboles ou signaux lumineux pour une personne malentendante. C’est faire des choix d’aménagement. Le banc public, par exemple, permet un instant de pause, longue ou courte selon le confort qu’il offre par sa position ou son design. Un moment de convivialité et socialisation (nécessaire pour des personnes âgées) peut ainsi être conditionné par la qualité ou non d’un dossier ou d’un accoudoir approprié. Attention, par contre, à ne pas transformer le mobilier urbain en un aménagement antisocial. Multiplier les accoudoirs, c’est un frein à l’utilisation du banc comme lit pour un(e) sans-abri. Pourtant, dans la logique où, plus nous possédons d’espace privé, moins nous avons besoin d’espace public, celui-ci devrait davantage être réfléchi pour ses utilisateurs principaux, qui sont les plus démunis, et particulièrement les SDF, qui le vivent sans interruption. Pourtant, les espaces de care (toilettes et bains publics, fontaines, abris) se font rares dans nos métropoles. Que reste-t-il à mettre en place pour intégrer tout un chacun à la ville ?

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